Protection des entreprises et compétitivité : quelles solutions pour l’avenir ?

Décryptages
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A l'occasion d’une visioconférence organisée par le Conseil National des Barreaux (CNB)  que Jérôme Gavaudan, Président du CNB, François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) Marion Couffignal, présidente de la commission Droit et entreprise du CNB, Farid Hamel, président de la commission Communication institutionnelle du CNB ont abordé les différentes problématiques qu’impose la situation actuelle aux entreprises et notamment aux PME. 

Ce n’est une surprise pour personne, la crise de la COVID-19 a fortement impacté les entreprises françaises. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a réalisé une enquête entre le 7 et le 20 janvier 2021, 2400 dirigeants de TPE/PME y ont répondu. 

L’enquête précise que les deux tiers des entreprises (65%) ont connu une baisse de chiffre d’affaires par rapport à la même période en 2019. Cela se traduit logiquement pour la moitié d’entre elles (52%) par une dégradation de leur trésorerie. Des entreprises qui, désormais, sont sur la réserve quant à l’avenir, l’inquiétude et l’incertitude règnent.

Comment survivre dans un climat aussi incertain ? 

La compétition, c’est avec une attitude de rivalité que les entreprises peuvent penser au long court.
Dans une situation comme celle de la crise de la COVID-19, les entreprises se tournent vers des professionnels, afin d’être mieux orientées dans leurs décisions. François Asselin, président de la CPME indique que « l’avocat est le mieux placé pour conseiller de manière curative plutôt que préventive ». Il s’agit donc de transformer le dialogue social serein en dialogue social contraint. 

Quid des aides de l’Etat ? 

Par le biais de l’enquête, la CPME a pu constater que 21% des dirigeants interrogés se sentent concernés par le plan de relance mais seulement 10% en connaissent les modalités. Une aide non négligeable pour les entreprises mais aux modalités spécifiques. Même si elles apparaissent comme une aide précieuse, les aides de l’Etat ne sont pas une solution pour l’avenir puisqu’elles reposent sur l’endettement de l’Etat. Les avocats ne sont pas des « chasseurs de primes », mais des chasseurs d’activité. Donc l’objectif est de se focaliser sur ce qui génère de l’activité 

Une crise avec un impératif technologique 

François Asselin partage une anecdote d’il y a 6 ans, il raconte qu’il a été victime de rançon en bitcoin, son entreprise avait été piratée et pour récupérer ses données, il fallait payer de manière virtuelle. 2014-2015, ce sont encore les balbutiements de la crypto-monnaie, le problème est rapidement réglé.
Mais aujourd’hui, la valeur phare des entreprises, ce sont leurs données, et en temps de crise leur coût augmente.
Marion Couffignal, présidente de la commission Droit et entreprise du CNB, précise que les mesures les plus efficaces doivent être techniques puisque toutes les entreprises sont visées, peu importe leur taille. Mais, bien souvent elles réagissent une fois l’attaque faite.  Or, il s’agit de mettre en place un mécanisme qui permet d’anticiper ces attaques, et également un mécanisme de réparation afin de limiter les dégâts selon la paralysie faite. D’autant qu’avec le développement du télétravail que la crise sanitaire actuelle engendre, la majorité des données prend une valeur numérique. 13% des dirigeants interrogés lors de cette enquête affirment que leur entreprise était déjà à un stade avancé en matière de numérisation. 

Une crise aux impacts multiples où l’adaptation et la prévention prévalent afin d’essayer de maintenir un cap. 

Emma Valet

L'annuaire du Monde du Droit

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