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Retraites : les professions libérales s’unissent contre la réforme

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Avocats, médecins, infirmières ou encore pilotes voient leurs régimes de retraites affectés par la réforme. Le collectif SOS retraites réunit des syndicats de 14 professions libérales. Ils manifesteront ensemble lundi 16 septembre.

Au sein du *collectif SOS retraites, certains parlent de « purge », tandis que d’autres vont jusqu’à évoquer le « hold-up ». Le groupe rassemble 14 professions libérales dont les avocats, les professions du milieu médical et celles du transport aérien. Il accuse fermement les conclusions du rapport Delavoye. présenté mi-juillet, ce-dernier prévoit la fin des régimes autonomes de ces professions. Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil National des Barreaux (CNB) tient à le préciser : « Régime autonome ne veut pas dire régime spécial. Depuis 50 ans, nous n’avons jamais réclamé d’aide à personne pour nos retraites ».

La hausse des charges au cœur des revendications des avocats

« Nos professions ne résisteront pas à cette réforme. Nous protégeons nos clients et nous attendons que l’Etat fasse la même chose pour nous », alerte la présidente du CNB. Selon les chiffres du CNB, plus d’un avocat sur deux verrait sa cotisation retraite doubler, passant ainsi de 14 à 28% de son revenu total. Leur retraite resterait pourtant sensiblement la même pour les avocats touchant 40 000€ par an tandis que ceux déclarant 24.000€ annuels verraient leurs pensions diminuer de 28%. Christiane Féral-Schuhl attend donc une mobilisation « extrêmement forte » de la profession.

Le transport aérien souhaite conserver ses réserves

Les pilotes de ligne ont été les premiers à rejoindre le mouvement des avocats. Ils sont catégoriquement opposés à l’absorption de leurs réserves. « Sans notre caisse, les salariés des compagnies low-cost vont rencontrer des problèmes au moment de la retraite », argue Yves Deshayes, président du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL). Ils souhaitent également conserver la possibilité, pour eux indispensable, de quitter le métier entre 60 et 65 ans.

Les professions médicales veulent protéger leurs droits

Dans le milieu médical, les médecins dénoncent la captation de la totalité de leurs réserves, s’élevant à 140 milliards d’euros. Tout comme les autres professionnels du milieu, ils alertent sur la pénibilité du métier et les déserts médicaux grandissants. Selon eux, cette réforme des retraites ne fait qu’aggraver la situation. Tous les syndicats n’ont pourtant pas encore rejoint le collectif. Pour Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France (FMF), ce n’est qu’une question de temps. « Après 9 mois de concertations, aucune de nos propositions n’a été accueillie par le Gouvernement », dénonce-t-il.

Si les membres de SOS retraites restent ouverts à la concertation, ils tiennent à avertir le Gouvernement, ce lundi, qu’ils sont prêts à faire entendre leur voix avec un peu plus de force.

Louise Jammet

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* Membres du collectif SOS retraites :Conseil national des barreaux, Convergence Infirmière, FMF, Syndicat de médecins spécialistes libéraux, SNPL, SNPNC, Masseurs-Kinésithérapeutes, UCDF, UFMLS, UNAC, UNIDEL, UNSA PNC.